Patrimoine en pisé en France et ailleurs

Des influences italiennes, aux époques gallo-romaines, puis maures et sarrasines, depuis l’Afrique du Nord et l’Ibérie, ont sans aucun doute contribué à l’introduction du pisé en France. Mais les plus vieux murs en pisé attestés et visibles sont ceux de l’intérieur du Prieuré de Montverdun (début du 13e siècle) et de la salle de la Diana à Montbrison (1295). Dans la plaine du Forez, de nombreux châteaux ont été édifiés en pisé entre le 15e et le 18e siècle : Bastie d’Urfé, Chabert, La Corée, Vaugirard, Veauchette...

Un des plus fervents et actif défenseurs du pisé en France fut sans doute l’architecte et entrepreneur lyonnais François Cointeraux (1740-1830), responsable d’un renouveau de la technique au 19e siècle et dont les multiples écrits ont contribué à exporter le pisé dauphinois en Allemagne, Italie, Suisse, au Danemark et jusqu’aux Etats-Unis et même en Australie. Cela grâce à des disciples et traducteurs zélés œuvrant dans les Sociétés savantes de l’époque.

Parmi les plus beaux ensembles de pisé, hors France, il faut citer les kasbah et les ksour du Maroc. Ailleurs dans le monde, il existe trois autres régions de grande tradition de pisé : au Pérou, où il était utilisé jusqu’au 16e siècle par les Incas puis adopté par les colons espagnols ; en Chine, où le pisé est utilisé dès le troisième siècle avant J.C. dans les fortifications puis avec la construction de la Grande Muraille dont de nombreux tronçons sont en terre battue en coffrages ou contenue dans des parements en pierres ; enfin dans les régions des contreforts de l’Himalaya où il est encore utilisé par les populations du nord de l’Inde (en Himachal Pradesh) du Népal, du Ladakh, du Bhoutan et du Tibet.

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