Le pisé moderne

On a même inventé des procédés de compactage avec des plaques vibrantes. Ces procédés permettent une plus forte compression. Ce sont des techniques mécanisées qui connaissent un succès grandissant pour la réalisation de murs en pisé, tant en France qu’en Australie, dans le sud-ouest des Etats-Unis, en Corée, ainsi qu’en Allemagne, Suisse et Autriche.

C’est pour plus de garantie de tenue dans le temps et pour rassurer leurs clients et les assurances que certaines entreprises ajoutent à la terre un léger pourcentage de ciment Portland. On parle alors de pisé stabilisé. Pour pouvoir répondre plus économiquement aux demandes croissantes de construction en pisé, et aux contraintes de calendrier, les artisans et entrepreneurs cherchent à améliorer le rendement : mécanisation de la préparation de la terre et du remplissage des banches, préfabrication de panneaux de murs, intégration de gaines techniques...

Par juste retour des choses, la très ancienne technique du pisé, qui fut progressivement mise de côté dès 1850 au profit de la terre cuite et du ciment “Portland”, bien qu’ayant résisté à la modernisation jusqu’après le Seconde Guerre Mondiale, profite aujourd’hui de l’évolution des techniques de coffrage qui offrent une résistance accrue, une variété de formes et des facilités de manutention, y compris hydraulique. Cette évolution ouvre aussi un vaste champ pour de nouvelles expressions architecturales résolument contemporaines.

L’engouement des jeunes architectes, des jeunes artisans et entrepreneurs pour cette technique du pisé est grandissant et prend peu à peu le relais des pionniers.

Ainsi, le pisé a toute sa place dans l’art de construire d’aujourd’hui, au service de nos aspirations de modernité et d’avenir tout en répondant directement aux exigences d’économie d’énergies (notamment pour les énergies grises) et de ressources non renouvelables qu’impose la mise en œuvre immédiate du développement durable dans le secteur de la construction.

Fil d'actualités Facebook

Inscrivez vous pour recevoir toutes les dernières infos sur la construction en terre crue.
(Une newsletter par trimestre)